Arrivée au collège, je reprends vite mes habitudes, mes tâches quotidiennes, je continue mes efforts de patience envers les squatters du bureau... Bref, c'est la routine. Mais pour une fois, au lieu d'être "à fond dedans", cette journée de travail je la vis avec du recul. Je suis impatiente en réalité. J'ai hâte d'être à ce soir, de reprendre le bus, de le revoir. En même temps ça me met des crises d'angoisses. Angoisse de le revoir, de tout essayer pour lui faire bonne impression. Mais surtout angoisse à l'idée qu'il pourrait ne pas être dans le bus. Alors je croise les bras pour mon image de travailleuse en pleine réflexion, mais secrètement je croise surtout les doigts, pour lui, au point d'être engourdis.
vendredi 28 novembre 2008
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